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Depuis le premier juillet, ayant rassemblé tous les visas nécessaires à la suite et fin du voyage, j'habite donc à Almaty, dans un hôtel dont le luxe tout soviétique du bâtiment fait la paire avec le charme de l'hôtesse qui a clairement laissé son sourire dans sa poche et son amabilité au placard. La somptueuse lumière des néons éclaire nuit et jour les longs couloirs qui mènent aux chambres vides (sur 5 étages tout de même...). Les carreaux manquants au sol sont remplacés paisiblement par un ouvrier en chapeau traditionel qui verse du ciment dans le trou en laissant des mégots de cigarette partout dans les escaliers. Dans les douches au sous-sol, l'humidité attaque le moindre tuyau, reste de porte-savon, de porte rideau, et fait moisir la peinture qui pend en lambeaux du plafond. Mais au milieu de tout ça, et en mettant de côté les tags sur l'horrible tapisserie, ma chambre est plutot sympa. Les chambres voisines vides me permettent de jouer de la guitare sans risquer de troubler le sommeil de qui que ce soit, et malgré la décrépitude générale du bâtiment, tout est propre.
Ne pouvant aller en Chine, il me faut donc laisser la voiture ici pour continuer en avion. Comme d'habitude, facile à dire. L'ambassade de France me renvoie systématiquement à des services administratifs locaux (et donc russophones) à la moindre question. Merci. Les transporteurs (pour éventuellement envoyer la voiture en Inde) mettent une durée indéterminée à répondre à la moindre demande de devis. Point positif, j'ai réussi à obtenir grâce à Zhanar, une amie kazakhe qui travaille chez Procter&Gamble à Almaty, le détail des démarches à accomplir pour pouvoir vendre la voiture ici... Il ne me manque plus que l'acheteur!
Et hier soir, c'était chose faite : en allant prendre de l'essence, un type du haut de son gros 4x4 me demande en russe si la voiture est à vendre. En moins de 30 secondes on se met d'accord sur un prix, pas de problème, il paie les taxes d'importation, il me suit jusqu'à mon hôtel histoire de voir où il est pour revenir le soir même... Et il n'est jamais revenu. Et moi, j'étais prêt a monter dans l'avion. Pfffffff....
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