Vendredi 25 juillet 2008
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Le 23 juillet, exactement cinq mois après mon départ de Paris, je laissais les clefs de la Deuch sur un bureau à Almaty et je sautais de justesse dans un avion en partance pour Delhi. Le lendemain
matin, j'étais à Katmandou. La fin de l'aventure.
Au terme d'une odyssée administrative, j'ai fini par arriver à importer la voiture au Kazakhstan, à signer un contrat amusant avec une entreprise locale, à confier devant un notaire qui ne parlait
pas un mot d'anglais les pouvoirs d'immatriculer la voiture à mon nom à un employé de ladite entreprise (quinze jours de démarches), puis de transférer les papiers au nom de l'entreprise (quinze
jours de démarches). Le dernier jour, une heure et demie avant le décollage de l'avion, je glissais dans mon sac à dos au bord de l'explosion la liasse de papiers administratifs collectés au
Kazakhstan et sautais dans la voiture d'un des employés de l'entreprise en direction de l'aéroport. Le trajet de 45 minutes a été bouclé en 20 minutes, avec l'immense secours d'un ange gardien :
90km/h en ville, sur le parcours que le président allait emprunter quelques heures plus tard, soit tous les 200m une chemise bleue surmontée d'une grande casquette et un bâton orange qui attrape
des voitures au hasard pour arrondir ses fins de mois. Disons que le hasard a bien fait les choses...
Après un nuit les yeux grands ouverts à l'aéroport de Delhi et un autre court vol, je suis arrivé à Katmandou. J'avais juste oublié un détail : me renseigner sur les prix du visa népalais. Avec
quelques Rupies indiennes en poche, j'arrive avec un grand sourire à la douane et je demande le prix. Qui est passé de 30$ à la modique somme de 100$. "New system, Sir, very good!". Eh oui, "very
good", surtout pour les caisses du nouveau gouvernement qui n'arrive pas à voir le jour. Mais pour moi, ça compliquait légèrement les choses. J'explique que je ne peux tout simplement pas payer le
visa, et obtiens la possibilité de sortir retirer de l'argent dans l'unique distributeur vide de l'aéroport. Coincé et dans un élan de confiance venu tout droit d'Asie centrale, je ne trouve rien
de mieux que d'emprunter 10 000 Rupies à un Népalais en échange de la promesse que j'allais prendre le taxi de son acolyte pour aller dans le centre... Ce qui m'a vallu une petite sueur froide
quand il a commencé à s'engager dans des ruelles étroites définitivement dans la direction opposée du centre.
Tout s'est bien terminé, et je suis logé comme un roi dans la maison de Saru et Pramod, qui ont le chic d'habiter dans un quartier assez calme de la ville, tout en étant proches du centre.
Difficile de faire mieux. Alors maintenant, au travail...
Par Clément
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Publié dans : Kazakhstan
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